Françoise Sullivan, artiste invitée, Montréal

Formée à l'École des beaux-arts de Montréal (1940-1944), Françoise Sullivan étudiela danse moderne chez Franziska Boas, à New York (1945-1946). Elle mène une double carrière de danseuse-chorégraphe et d'artiste plastique. Elle signe le Refus Global, en 1948. Depuis lors, sa production, tout en restant fidèle aux principes de l'automatisme à travers une grande diversité de styles et de moyens d'expression (peinture,sculpture, installation, performance, scénographie, photographie, etc.), suit une trajectoire qui la distingue fortement des treize autres artistes signataires du Refus Global. Trajectoire riche ponctuée par plus d'une cinquantaine d'expositions individuelles et jalonnée par des prix prestigieux, en particulier le Prix du Québec Paul-Émile-Borduas (1987). Parallèlement à ses activités d'artiste, Françoise Sullivan enseigne au Département de dessin et de peinture de l'Université Concordia (Montréal).

Sans titre, 2000, Acrylique sur toile 153 x 153 cm
Courtoisie de la galerie Lilian Rodriguez

PERSPECTIVES DE CRÉATION

Sans doute cercles, circonférences et spirales sont-elles des formes privilégiées par Françoise Sullivan. L'essayiste Patricia Smart se plaît à noter que ces figures symboliques de la plénitude et de la perfection sont presque toujours brisées chez Françoise Sullivan « n'atteignant presque jamais la perfection. » Il convient d'ajouter que l'artiste puise toujours dans sa propre vie les fragments d'expérience que constitue chacune de ses oeuvres. Tel est le cas, par exemple, des sculptures de métal ou de plexiglas des années 60, notamment Chute concentrique (1962) et De Une (1968) ou encore dans les années 70 et 80 des Tondos abstraits que suivent les collages figuratifs du Cycle crétois. Depuis 1997, Françoise Sullivan a renoué avec l'abstraction et... le cercle.

Retour à la page d'accueil