|
|
Cité BOOMERS l'Inaveu 18 mars 2012 André Maccabée www.alire.com |
Un roman policier qui a fait ma fin de semaine, on remonte plusieurs décennies pour trouver des coupables. Régis Duchesne a trouvé, en rassemblant les effets personnels de son père, mort du cancer il y a quelque temps, un album de photos dans lequel sont rassemblées des coupures de journaux qui témoignent, sur plusieurs décennies, de crimes ayant eu lieu à Montréal. Accompagnant l’album, un étrange carnet noir, rempli de montants d’argent qui s’échelonnent sur la même période, et la mention d’un seul intermédiaire : CS. Obnubilé par sa découverte, Régis Duchesne confie son inquiétude au sergent-détective Francis Pagliaro, de la Sûreté du Québec : son père ayant été toute sa vie un comptable peu loquace, Régis craint qu’il ait été mêlé à des histoires louches. Mais comment ouvrir une enquête avec si peu d’indices ? rétorque le policier. Un élément nouveau, qui met en relation directe le cas Duchesne et celui de « La petite disparue du Vendredi saint », une tragédie qui avait horrifié toute la population de Montréal en 1973, amène Pagliaro à réviser sa position. Se pourrait-il que la solution de cette affaire, vieille de trente-cinq ans, se trouve encryptée au cœur des documents découverts par Régis Duchesne ? Et qui donc se cache derrière cet énigmatique « CS » ? Notre policier mène l'enquête, et retrouve tous les faits et gestes des personnes impliqués dans cette histoire. On trouvera le sens du mot CS, je ne le vous dis pas, et ce personnage aura bien des crimes à son actif. Son père n'aura finalement pas grand-chose à se reprocher. Le format est idéal pour lire en déplacement comme la plupart des livres de cette maison d'édition. Je me retrouvais géographiquement on parle de la rue Laval, sur le plateau ou j'ai demeuré étudiant, et de Rosemère ou je suis tous les jours depuis des décennies. L'auteur est né à Québec en 1945. Après une carrière de trente ans à l’École des arts visuels de l’Université Laval, il a pris sa retraite de l’enseignement en 2000. Ses œuvres ont été exposées dans plus de soixante-dix expositions personnelles et collectives au Canada et à l’étranger. De 2002 à 2010 il a été animateur à CKRL où il a interviewé plus de six cents créateurs. Musicien, il a été membre de la Fanfafonie, une des troupes fondatrices du Cirque du Soleil en 1984.
Richard Ste-Marie, 246 pages en format de poche, aux éditions Alire. |
Beauport Express |
Un deuxième roman pour l’auteur beauportois Richard Ste-Marie
Écrivain et artiste en arts visuels, Richard Ste-Marie témoigne d’une imagination débridée et d’un art de conteur efficace dans son deuxième roman intitulé «L’Inaveu» publié par Les Éditions Alire qui sera en librairie le 22 mars.... Procédure policière et mystère au rendez-vous L’écrivain et artiste en arts visuels de Beauport, Richard Ste-Marie, vient de publier un deuxième roman où la procédure policière et le mystère susciteront chez les lecteurs plusieurs pistes de réflexion concernant certains travers de la société actuelle. Avec la parution de «L’Inaveu» aux Éditions Alire, Richard Ste-Marie témoigne d’une imagination débridée et d’un art de conteur efficace venant compléter une grande carrière qui l’a mené à présenter ses œuvres au Canada et à l’étranger dans plus d’une soixantaine d’expositions personnelles et collectives. Écrivain au style épuré, cet ancien enseignant à l’École des arts visuels de l’Université Laval transpose ses intérêts dans son personnage principal, ce qui donne une couleur particulière et très humaniste au sergent détective de la Sûreté du Québec qui dirige une enquête sur des crimes ayant eu lieu à Montréal dans les années 1970. Musicien membre de la Fanfafonie, Richard Ste-Marie a participé en 1984 à la création du Cirque du Soleil. Il a publié en 2008 un premier roman chez Stanké, «Un ménage rouge», qui a été mis en nomination pour le Prix des abonnés du réseau des bibliothèques de la Ville de Québec. Finaliste aux Prix Radio-Canada 2009 et prix spécial du jury de la revue Alibis la même année, il a remporté l’année suivante le prix Alibis. Jusqu’à tout récemment, il animait des émissions culturelles à la radio communautaire CKRL-FM de Québec. Beauport Express, membre du Groupe Québec Hebdo. |
Alibis |
L’étrange carnet noir… Richard Ste-Marie a publié Un ménage rouge, un premier récit (noir) en 2008 aux éditions Alain Stanké (la rumeur veut que l’auteur en prépare une version remaniée, plus « polar »). J’avais présenté ce « roman singulier qui témoigne d’une imagination débridée et d’un art de conteur tout à fait efficace » dans ces pages (voir Alibis 29) en ajoutant que « le récit est original, bien mené, avec un dénouement qui défie tous les pronostics ». Depuis, Ste-Marie a publié cinq nouvelles remarquables dans cette même revue, dont le formidable « Monsieur Hämmerli » qui a remporté le Prix Alibis 2010, un honneur tout à fait mérité. Et voilà que cet écrivain « migre », quittant Stanké pour publier L’Inaveu chez Alire. Une fois encore, Ste-Marie réussit à nous surprendre car, fait de plus en plus rare, j’ai lu ce polar hors norme d’une traite. Une fois plongé dans l’ambiance mystérieuse de cette histoire, il devient très difficile de lâcher le fichu bouquin. Le bref prologue semble pourtant annoncer une sempiternelle histoire de disparition d’enfant, voire de pédophilie, thème surexploité comme celui des tueurs en série. Mais c’est très bref et on passe à tout à fait autre chose… En fouillant dans les effets personnels de son père décédé, Régis Duchesne a découvert deux choses intrigantes : un album de photos dans lequel sont rassemblées des coupures de presse qui racontent, sur plusieurs décennies, des crimes ayant eu lieu à Montréal, et un petit carnet noir dans lequel on mentionne des montants d’argent, apparemment des versements, qui s’échelonnent sur la même période, avec la mention CS. Le père était-il mêlé à des histoires criminelles ? Était-il soumis à un chantage quelconque ? Mystère… Inquiet, Duchesne confie sa découverte au sergent-détective Francis Pagliaro, de la Sûreté du Québec qui, dans un premier temps, est plutôt sceptique. Comment ouvrir une enquête avec si peu d’indices ? Mais quand certains éléments pointent vers le drame de la petite disparue du Vendredi Saint, une vieille affaire datant de trente-cinq ans et jamais résolue, Pagliaro révise sa position. Comme le lecteur, il est vite obsédé par le défi que posent les documents dénichés par Duchesne. Mais encore faut-il réussir à décrypter ce qu’il y a dans le fameux carnet et dans les coupures de presse. En plus de capter notre attention dès les premières pages, l’auteur se permet le luxe de nous offrir un polar dont la forme et la structure s’éloignent des codes traditionnels. On commence par une énigme dont la résolution partielle révèle des événements dramatiques qui débouchent ensuite sur une enquête policière qui nous ramène au prologue. L’intérêt est soutenu jusqu’au dénouement logique, bien amené, satisfaisant. Un récit palpitant à ranger d’emblée dans le rayon encore peu fréquenté, en ce début 2012, des bonnes cuvées de l’année ! (NS) Lévis, Alire (Romans 146), 2012, 244 pages. |
VOIR Montréal Christine Fortier 24 mai 2012 |
Enfin un auteur qui déboulonne le cliché du flic alcoolo qui a tout perdu à cause de son obsession du travail. Le sergent-détective Francis Pagliaro de la SQ est désabusé et envisage de devenir philosophe, mais dès qu’il feuillette les cahiers que Régis Duchesne a trouvés dans les affaires de son père décédé, sa flamme se rallume. En plus de résoudre le meurtre d’une fillette survenu il y a 30 ans, l’enquêteur-philosophe fait la lumière sur le destin tragique d’un homme devenu prisonnier de son propre silence. On dévore le roman pour l’énigme aux rebondissements inattendus et l’humanité de Pagliaro, qu’on espère retrouver dans une nouvelle enquête. |
Le Clap Paul Jacques Le Clap no 172 Mai 2012 |
L’INAVEU, par Richard Ste-Marie, Alire |
La Tribune Sherbroke Sébastien Lajoie 19 mai 2012 |
On veut plus de chair |
Le journal de Québec Carole Payer 13 mai 2012 |
L’auteur Richard Ste-Marie lance son
nouveau roman policier L’Inaveu. Un
roman de mystère qui promet dès le
départ de s’attaquer à une énigme à la base de l’histoire qui plonge elle-même
ses racines dans un fait réel.Professionnel des arts visuels, musicien
et membre de la Fanfafonie,
une des troupes fondatrices du
Cirque du Soleil en 1984, Richard
Ste-Marie projette ses intérêts chez
le personnage principal, le sergen-tdétective
Francis Pagliaro, qu’il
rend particulièrement original loin
des clichés habituels : le personnage
suit des cours de philosophie,
est heureux dans son couple et ne
prend pas d’alcool.
|
LE LIBRAIRE |
Une révélation, un coup de coeur
inespéré que cet Inaveu de Richard Ste-Marie, un artiste multi-disciplinaire de Québec qui s’est mis, avec maestria, à l’écriture sur le tard. Roman à énigme, prenant, saisissant – un page-turner garanti –, l’histoire d’un carnet mystérieux révélant la triste vie d’un homme piégé par un terrible secret, des confessions qui peuvent résoudre un crime horrible commis à Montréal en 1973. N’en dévoilons pas plus pour ne pas gâcher la surprise. Un polar sensible, original, évitant bien des clichés, mettant en scène un policier enquêteur féru de philosophie plutôt que d’alcool. Tout un coup de maître pour la recrue Richard Ste-Marie dans le territoire passablement défriché du policier. Christian Vachon Pantoute |
(dernière mise à jour : 19 juin 2012) |