Archée, des arts visuels aux pratiques esthétiques, présente dans sa livraison de décembre 1998 une publication consacrée au cyberespace francophone. Dans le cadre de cette publication, Pierre Robert et Richard Barbeau, rédacteurs en chef de la revue électronique, ont demandé à quelques personnes impliquées dans le Web et l'art contemporain de répondre à trois questions.
L'arrivée de la photographie numérique, loin de faire disparaître la photographie «chimique» qui a prévalu jusqu'à maintenant, devrait plutôt permettre à celle-ci de prendre un essort important.
Les tribulations d'un webmestre.
Artistes : ne laissez pas les fonctionnaires, les critiques, les théoriciens et les galéristes organiser votre profession: prenez la parole !
Comme premiers producteurs de biens culturels, les artistes sont de véritables entrepreneurs impliqués dans la vie économique de la collectivité. Le savent-ils ?
L'exercice
de l'art requiert une sensibilité, des aptitudes, des
apprentissages, des connaissances, des pratiques et des comportements
hors du commun.
L'art est aussi une entreprise et les artistes doivent se convaincre qu'ils sont aussi en affaires et exiger d'eux-mêmes comme de tous les intervenants la même rigueur, la même éthique et le même professionnalisme.
L'art manque d'acheteurs. On a beau faire de l'art, en parler, l'annoncer, le mettre en vitrine, les gens n'achètent pas.
Pas assez et depuis longtemps.
Tous les efforts mis pour la production et la diffusion ne changent rien à l'affaire. Il faut repenser les programmes de subventions.
Que devons-nous changer dans nos habitudes ou dans nos stratégies pour vous attirer dans nos ateliers, nos galeries, nos centres d'expositions où, pour un prix tout à fait concurrenciel avec les autres secteurs de la culture et du spectacle, nous vous offrons des objets avec lesquels vous viverez quotidiennement et qui ajouteront un plus à votre art de vivre; qui meubleront votre âme, votre maison ou votre bureau.